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Se choisir : pourquoi c’est le choix le plus difficile mais le seul qui compte vraiment

J’aurais pu ne pas faire ce podcast. Rester dans ce qui marche, dans ce que je connais, dans ce qui ne dérange personne. J’aurais pu me dire que ce n’est pas le bon moment, que je ne suis pas prête, que ma voix n’est pas assez bien. Que les gens que j’aime risquent de ne pas comprendre.

Je l’ai fait quand même. Pas parce que je n’avais pas peur. Parce que j’ai choisi de me choisir, moi, plutôt que de me conformer à une version de moi qui ne me ressemblait plus.

Le choix, c’est quoi exactement ?

Le choix, au sens où j’en parle, ce n’est pas choisir entre deux options sur un menu. C’est décider de qui tu veux devenir, et agir en conséquence — même quand ça bouscule, même quand ça fait peur, même quand ça laisse des gens derrière.

Les psychologues Edward Deci et Richard Ryan, de l’Université de Rochester, ont consacré des décennies à étudier ce qu’ils appellent la théorie de l’autodétermination. Leur conclusion : choisir librement — agir à partir de ses propres valeurs et non par obligation ou pression sociale — est l’un des besoins fondamentaux de l’être humain. Pas un luxe. Un besoin. Quand on le nie trop longtemps, c’est la santé psychologique qui en paie le prix.

Autrement dit : ne pas se choisir a un coût. Un coût réel, mesurable, documenté.

Les choix que j’ai faits — et ce qu’ils m’ont coûté

J’ai fait le choix de partir vivre en Suisse. J’ai perdu beaucoup de connaissances.

Puis j’ai fait le choix de partir en Australie. Sans parler anglais. Parce que je voulais prendre ma revanche sur une enfance, une adolescence, un début de vie qui m’avaient laissée à plat. J’ai perdu des gens, là aussi.

Puis il y a eu les choix de carrière. Les choix personnels. Et à chaque fois, la même chose : des personnes qui partent, et une version de moi un peu plus entière qui arrive.

Ce n’est jamais facile. Je ne vais pas te mentir là-dessus. Mais chaque choix que j’ai fait pour moi seule m’a rapprochée un peu plus de la femme que je voulais être, incarnée, alignée, rayonnante. Pas parce qu’elle était parfaite mais parce qu’elle était vraie.

Ce que tu risques de perdre en te choisissant

Il faut qu’on parle de ça, parce que c’est souvent ce qui bloque le plus.

Quand tu commences à te choisir — à changer, à affirmer qui tu es, à prendre de la place — certaines personnes partent. Et ça fait mal.

Mais voilà la question que je me pose : est-ce que tu perds vraiment quelque chose en perdant ces gens-là ? Ces personnes n’aimaient qu’une version de toi amoindrie. Une version qui ne les dérangeait pas, qui restait dans le rang, qui n’osait pas trop. Elles n’ont pas envie de rencontrer la version de toi pleine de lumière, sûre d’elle, qui occupe l’espace.

C’est un filtre. Un filtre douloureux, mais un filtre quand même.

Le vrai risque, c’est de ne jamais choisir

Daniel Pink, auteur de The Power of Regret (2022), a analysé les données de plus de 16 000 personnes. Sa découverte : à partir de la trentaine, les regrets d’inaction deviennent deux fois plus fréquents que les regrets d’action. Ce ne sont pas les choix qu’on a faits qui nous hantent. Ce sont ceux qu’on n’a jamais faits.

La question « Et si j’avais fait ce choix, qu’est-ce que je serais aujourd’hui ? » ne disparaît pas avec le temps. Elle s’installe. Elle grossit. Elle devient ce poids silencieux qu’on traîne sans toujours savoir le nommer.

Vaut-il mieux faire le choix du changement, aller vers l’inconnu malgré la peur, s’épanouir ou ne jamais faire ce choix et vivre avec cette frustration ?

Je crois que tu connais déjà la réponse.

Chaque petit choix compte

Carol Dweck, psychologue à l’Université de Stanford, a montré que ce qui distingue les personnes qui grandissent de celles qui stagnent, ce n’est pas le talent ou les circonstances. C’est la conviction que les choses peuvent changer et la décision d’agir à partir de là, petit à petit.

Se choisir, ça ne demande pas un grand geste héroïque. Ça commence par un tout petit choix. Puis un autre. Puis encore un autre. Et c’est l’accumulation de ces petits choix, faits pour toi, par toi, qui construit la femme que tu as déjà en toi.

D’abord, tu la vois dans le miroir. Ensuite, tu la montres aux autres.

Et toi ?

Est-ce qu’il y a un choix que tu repousses depuis trop longtemps ? Un choix que tu sais que tu dois faire, mais que tu n’as pas encore osé ?

Le travail que je fais avec la méthode Love Quantique part de là. De ce regard honnête sur toi-même, sans ego, sans filtre, pour comprendre où tu en es et où tu veux aller. Et pour tracer ensemble un chemin. Pas parfait. Mais le tien.

Si tu veux qu’on commence, je suis là.

SOURCES SCIENTIFIQUES CITÉES

  • Edward Deci & Richard Ryan — Théorie de l’autodétermination (Self-Determination Theory), Université de Rochester. Recherches sur le besoin d’autonomie et la santé psychologique. selfdeterminationtheory.org
  • Daniel PinkThe Power of Regret (2022), étude sur 16 000 personnes sur les regrets d’action vs. d’inaction. danpink.com
  • Carol DweckMindset: The New Psychology of Success, Université de Stanford. Growth mindset et croissance personnelle. ellevate.fr

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