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L’enfant bâillonnée : de la blessure de silence à la souveraineté

On m’a appris à me taire avant de m’apprendre à m’aimer.

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C’est une phrase qui pèse une vie entière. Petite, le monde m’envoyait un message clair, poli, presque invisible : « Souris, sois gentille, mais ne fais pas trop de bruit. » Ce n’était pas de la méchanceté, c’était un cadre. Un cadre qui, avec le temps, est devenu une cage.

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Lorsqu’on demande à une enfant de réduire son volume sonore, on lui demande, sans le vouloir, de réduire son existence. On bâillonne son intuition. On étouffe sa capacité à dire « non », à dire « c’est moi », à dire « j’ai de la valeur ». Aujourd’hui, je vois cette enfant bâillonnée partout : dans les hésitations de mes clientes, dans mes propres doutes, et dans cette quête épuisante de légitimité.

L’héritage du silence : quand « être gentille » devient une prison

Le problème de l’enfant bâillonnée, c’est qu’elle grandit. Elle devient une femme, une entrepreneuse, une mère. Mais à l’intérieur, la programmation reste la même : ne dérange pas.

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Cette blessure de silence se traduit par un doute permanent sur la place que l’on occupe. On manque de confiance en nos capacités, non pas par manque de compétence, mais par manque de fondations. Quand on n’a pas appris à explorer ses limites dès l’enfance, on ne sait pas où s’arrêtent nos forces et où commencent nos faiblesses. On avance à tâtons dans sa propre vie, comme une étrangère dans sa propre maison.

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Chaque choix stratégique, chaque investissement financier, chaque pas vers le développement de mon entreprise vient réveiller cette petite voix : « Qui es-tu pour prendre autant de place ? »

Le piège de la comparaison ou le vol de la légitimité

L’enfant bâillonnée est une proie facile pour le monde numérique. Chaque contenu partagé par d’autres semble plus brillant, plus intelligent, plus « juste » que le nôtre.

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On regarde les vitrines des autres et on les compare à nos coulisses fragiles. La comparaison n’est pas un moteur, c’est un vol. Elle nous vole notre souveraineté. Elle nous fait oublier que notre voix n’a pas besoin d’être la plus forte pour être nécessaire ; elle a simplement besoin d’être la nôtre.

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Se sentir légitime n’est pas un diplôme que l’on reçoit. C’est une décision que l’on prend, chaque matin, en acceptant que notre message a le droit d’exister, même s’il fait du bruit, même s’il dérange la tranquillité des faux semblants.

La photographie thérapeutique : un miroir pour la souveraine

Alors, comment on retire le bâillon ? Comment on passe du doute à la puissance ?

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Pour moi, le chemin a été celui de l’image. La photographie thérapeutique ne sert pas à se trouver « belle » selon les critères d’un magazine. Elle sert à se voir entière.

  1. Entendre sa voix intérieure : Le premier pas est de s’arrêter pour écouter ce que le corps dit sous le silence imposé.

  2. Se recentrer : Le deuxième pas est de regarder ses propres avancées au lieu de scruter celles du voisin.

  3. Se prouver que l’on est dans le juste : Le troisième pas est d’avancer, un jour après l’autre, et d’utiliser l’image comme une preuve tangible de notre existence.

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Grâce à la photo, j’ai enfin compris que je n’avais pas à choisir entre ma douceur et ma puissance. J’ai vu, sur le papier, que je pouvais être les deux à la fois. La souveraineté, c’est cette alliance : la tendresse pour soi-même et la force de son impact sur le monde.

Conclusion : Prends ta place

Aujourd’hui, mon business et ma pratique Love Quantique™ sont des espaces de réparation symbolique. J’offre aux femmes ce que l’on m’a longtemps refusé : le droit de faire du bruit. Le droit de ne plus s’excuser d’être là. Le droit d’être souveraines.

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Si tu sens ce nœud dans ta gorge, cette impression que tu n’as pas le droit d’exister pleinement, sache que ton image peut être ton alliée la plus fidèle pour te retrouver.

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S.t.o.p.

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